[NEWZ] Gojira - The way of all flesh

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

[NEWZ] Gojira - The way of all flesh

Message  Feda'i-Taz le Lun 27 Oct - 10:35



Voila comme ya pas de raison que on parle que de notre petit nombril! je me permet de vous afficher cette chouette chronique de chez Coreandco, Car meme si j'ai du mal avec tout ce qui est death, cet album la et une grosse turie!

GOJIRA - The way of all flesh

C'est une tâche bien difficile que les landais de Gojira viennent d'achever : offrir un successeur à From Mars to Sirius. Un album salué par la critique, par le public, par le milieu. Il était alors une sorte de "Master of Puppets" pour les métalleux frenchies.
The way of all flesh est donc le 4e album d'une discographie clairement marquante dans le métal français. Néanmoins, cet album est bien éloigné des fureurs et de la noirceur de Terra Incognita, sans pour autant s'en séparer complètement.
Une évolution logique, fine et intéressante.
Si une première écoute peut s'achever sur une moue de circonspection, les suivantes permettront de découvrir une œuvre dense plus difficile d'accès que ses prédécesseurs !

Oroborus ouvre cet album avec un riff rappelant très étrangement Global warning (dernier titre de l'album précédent), symbole de continuité, sans doute. On peut donc s'attendre a un album qui découle du précédent, mais c'était sans compter sur le chant qui apparait vers les 50 secondes.
Plus incisif, brutal, un léger traitement de la voix, ajoute en puissance et violence les performances vocales de Joe Duplantier.
Rapidement on retrouve les éléments qui ont fait le succès de Gojira. Leur son reconnaissable entre 1000 a conservé sa force mais sait toujours poser les ambiances. Les cassures, les accélérations tout est millimétré.
Par ailleurs on se retrouve parfois face a de grandes surprises, tel que le chant partiellement vocodé (= synthétique). Une démarche spéciale qui ne sera pas du goût de tous.
On retrouve des titres purement Gojiriens tel que Yama's messengers : un riff très lourd, des accélérations, un chant clair doublé de la puissance guttural. Ce titre est une grosse compo dans la lignée des précédentes!
The silver cord est l'unique "pause" de cet album qui est alors très vite relancé par Adoration for none, titre proche de la seconde piste Toxic garbage island dont le "crissing cord" (également présent sur All the Tears) et la ligne de basse ravira encore une fois tous les amateurs du groupe.
On notera ensuite la présence du chanteur de Lamb of God sur All the tears, titre violent avec des guitares plus qu'acérées !

Un titre sort ensuite du lot : The art of dying. Apogée de cet album pour la puissance des percussions mais aussi pour cet introduction aux accents tribaux. Une ambiance lourde s'en dégage durant prés de 10 minutes, une rythmique à couper le souffle mais fort heureusement brisée pour tuer dans l'œuf une possible lassitude. Un véritable périple apocalyptique passionnant avec une batterie et une guitare dont les jeux sont parfaitement calés (cf à partir de la 6e minute).

Sans s'autoparodier, le groupe sort souvent les mêmes plans et mêmes effets (sur Esoteric Surgery les cris en second plan, les breaks), et des formations que l'on connait déjà. On retrouve le même riff de fin que Global warning au bout de 4 minutes. Wolf down the earth a également un air de déjà entendu. Mais la suite qu'est Vacuity est également dans la tradition landaise : un martelage perpétuel, lourd, puissant, avec des passages clairs inspirés. Un "single" des plus efficaces.
Malgré tout cela l'accroche est certaine, la force d'interprétation faisant le reste.

La clôture sur le titre éponyme est un régal, un riff toujours aussi tranchant, des roulements, une rythmique soutenue à la double pédale, du chant clair et des cassures toujours aussi réussies font de ce titre de 7 minutes une parfaite conclusion à laquelle on peut ajouter un titre "caché" ambiant largement dispensable.

Cet album tournant autour de la mort, et de ses symboles dans diverses sociétés, (se rapporter aux titres et paroles) est à apprécier dans son ensemble. Les compositions sont parfois surprenantes, souvent efficaces bien que partiellement attendues. La production est quasi parfaite et le son de la batterie est digne des performances de Mario Duplantier.
Les deux guitares nous offrent ce qu'elles savent faire de mieux. Quant à la basse, bien que quelque peu en retrait, elle ajoute à l'excellence de la section rythmique.
Un album qui, derrière sa puissance, cache une finesse peu commune dans la scène extrême, plaçant ainsi Gojira sur l'Olympe du métal français.

http://www.myspace.com/gojira

Si ca vous a pas donné envie ca...
avatar
Feda'i-Taz
Fondateur du Weblabel

Messages : 94
Date d'inscription : 26/10/2008
Age : 32
Localisation : Nimes

Voir le profil de l'utilisateur http://vault106.free.fr

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum